• ATTENTION : Ce chapitre, contrairement à la majorité, sera entièrement du point de vue d'Eden et non de Harry. Je pense qu'il y en aura d'autres sur ce modèle (au moins un par tome), avec donc un point de vue total d'un autre personnage. Jusqu'au tome 7, où là... Vous verrez. (Ouais, je prévois déjà ce que je ferai pour le 7. Mais bon, c'est mon préféré !)


    Les jours composant les vacances d'hiver s'écoulaient bien trop vite, si bien que nous étions déjà le 24 décembre, sans même que je m'en rende compte. Pourtant, je n'avais pas encore pris le temps de profiter. Jusqu'ici, j'avais surtout hurlé à la mort en entendant dire que Cole ne pouvait se libérer pour Noël, merci au Ministère de la Magie. Et cette fois, ce n'était pas ironique. Par la suite, j'avais littéralement maudit mon oncle, l'envoyant chier ses organes, tout ça parce que, malgré mes arguments convaincants et mon petit sourire accompagné de mes graaands yeux pleins d'étoiles, il s'obstinait à refuser d'envoyer Chris à Poudlard.

    Chris.

    Depuis que sa mère était morte, quand il avait environs huit ans (Chris et moi n'avons qu'un mois de différence), son père ne faisait que lui gâcher soigneusement la vie. Mais néanmoins, il résistait. Sa force d'esprit avait le don de m'épater à chaque fois. Franchement, si nos liens de sang n'étaient pas si proches, (et si un certain blond ultra-sexy n'était pas entré récemment dans ma vie...) je pense que je pourrais être amoureuse de lui, et sans rancune. J'avais une vénération pour mes cousins, même si je ne pouvais pas les voir souvent. Mais malgré cela, je n'avais jamais été seule. J'avais les Weasley, une sorte de deuxième famille, pour moi.

    Mais tout de même ! Les fêtes de Noël et de fin d'année ne duraient pas très longtemps, et elles faisaient partie des seuls moments où je pouvais espérer voir Cole et Chris. Et voilà que l'un était retenu par le Ministère et que l'autre peinait à se retrouver dans la même pièce que moi. C'était à mourir.

    Cette nuit-là, je ne dormis pas. Entre mes problèmes familiaux, le solide repas que j'avais englouti quelques heures auparavant et Nicolas Flamel, je ne voyais même pas comment je pourrais m'endormir un putain de jour.

    Au bout d'un long moment, lassée, je saisis ma baguette, et, m'approchant de la pendule qui siégeait dans ma chambre, je murmurai la fameuse formule « Lumos ». Comme je l'espérais, le bout de ma baguette s'illumina d'un coup.

    - Bien pratique, ce sort, admis-je en souriant. Ban, quelle heure est-il ?

    Je jetai un oeil vers la pendule, mais il me fallut quelques secondes avant de pouvoir me répondre. Les chiffres romains et moi; ça devait faire dans les environs de trente-six mille.

    Une heure et quart du matin.

    Sans savoir si j'avais raison de le faire ou non, je me rendis dans la chambre à côté de la mienne, dans laquelle ma mère avait gentiment suggérer de loger Chris.

    Après avoir ouvert la porte de sa chambre comme dans un Western, je m'approchai de son lit en douceur, en mode agent Moldu infiltré, et, d'un coup, je lui retirai sa couverture de la même façon que le ferait Madoka Kaname. (Depuis la sortie de l'anime (oui, je sais qu'il est sorti en 2011 et que HP est sensé se dérouler en 1991, mais j'm'en fous, maggle ! dites-vous que c'est en 2011, balaisteak du reste), j'étais devenue une véritable fan de la petite aux cheveux roses. Je sais pas pourquoi, mais elle est tellement cute !)

    - Allez, debout, feignant !

    - EDEN, IL EST CINQ HEURES DU MATIN, T'ES FOLLE BORD--

    Je collai ma main sur sa bouche, profitant de l'occasion pour voir à quel point nous pouvions nous ressembler, d'un certain point de vue.

    - Écoute. D'abord, il est seulement une heure et demie. Ensuite... Suis-moi, je te parlerai de ça en bas.

    Et pendant que nous descendions les marches de l'escalier du manoir familial, je lui racontai tout ce que je savais, à propos du chien à trois têtes et de Nicolas Flamel.

    - Nicolas Flamel, grogna-t-il quand j'eus terminé mon récit. C'est dingue, je suis sûr de connaître ce nom...

    - Moi aussi. Mais je ne me souviens plus où je l'ai entendu.

    - Je suis prêt à parier que c'est un scientifique.

    - On va tout de même pas chercher tous les scientifiques sorciers du monde dans tous les bouquins qu'on a ? Ça prendrait des années !

    - Eden, tu es donc encore plus stupide que ce que je croyais ? J'te rappelle que j'ai LE livre parfait à ce sujet.

    - Ah ouais, ce bouquin chiant que t'avait offert Jesaisplusqui juste avant de claquer et qu'on n'a jamais ouvert ?

    - Ouais. J'espère juste qu'il est dans mon sac...

    Il fouilla pendant un petit instant, avant de pousser un petit cri de victoire.

    - JE L'AI ! Bon, alors, Flamel, Flamel... Ça y'est, je l'ai trouvé ! Nicolas Flamel est un célèbre alchimiste, le seul à avoir réussi à fabriquer la Pierre Philosophale !

    - La Pierre Philosophale ? C'est pas le caillou qui apporte la richesse et la vie éternelle ?

    - Si, c'est écrit là. Ah, bordel...

    - Quoi ?

    - On aurait eu du mal à le trouver dans d'autres livres. Il a actuellement 695 ans, imagine !

    - Aw, je vois. Un peu vieux pour "Récents progrès de la Magie moderne".

    Je pris un petit instant de réflexion avant de dire à voix haute, sans m'en rendre compte :

    - Il faut qu'on aille à Poudlard et qu'on le dise à Harry.

    - Tu es sûre ?

    - Oui, dis-je, bien consciente, cette fois-ci. Tout de suite. Mieux vaut qu'on fasse vite... On n'aura qu'à prendre le Magicobus ! Ou bien, la poudre de Cheminette, et on se rend direct à Pré-au-Lard, ça ira plus vite.

    - Eden, tu dérailles, là !

    - Pas du tout. Je crois que je n'ai jamais été aussi sérieuse de ma vie. Reste à savoir si tu me suis ou non. On ne peut pas perdre de temps. Je... Je crois que quelqu'un veut la Pierre. Au début, je pensais que c'était Rogue, mais il est loin, maintenant, et j'ai toujours des doutes. Il faut que je sache... Et que l'on mette Harry et Ron au courant au plus vite.

    Chris me regarda attentivement. Sur le moment, je ne savais pas du tout à quoi il pensait, mais dès qu'il ouvrit la bouche, je fus immédiatement rassurée.

    - Très bien... Je te suis. Allons-y.

    - Parfait, m'exclamai-je avant de foncer vers la cheminée, saisissant une grosse poignée de Poudre de Cheminette. LES TROIS BALAIS ! hurlais-je très clairement.

    Quelques secondes plus tard, j'étais arrivée à destination... Et encore quelques secondes plus tard, je me fis écraser par Chris, qui de toute évidence, n'avait pas mieux calculé que moi sa chute.

    - La prochaine fois, tu passes d'abord, grognai-je, amère.

    Après cela, nous nous faufilâmes hors de la Taverne des Trois Balais; nichée en plein coeur de Pré-Au-Lard, le seul village composé uniquement de sorciers de toutes la Grande-Bretagne. Ce village se trouvait juste à côté de Poudlard, une chance pour nous, en somme.

    Nous n’eûmes pas à courir bien longtemps, et quand nous essayâmes d'entrer, les grilles s'ouvrirent d'elles-même.

    - C'est génial ! dis-je une fois entrée à l'intérieur du château. Plus qu'à aller dans la Salle Commune de Serpentard !

    - T'as pas peur que tout le monde ne dorme ? demanda Chris en baillant.

    Il pourrait se retenir, vraiment.

    - Non, je ne pense pas... Puella Magi ! dis-je en voyant que nous étions déjà arrivés devant le mur.

    - C'est vraiment beau, ici, remarqua Chris.

    - Ta gueule ! chuchotai-je. Regarde un peu ça... Harry Le Grand, en train de se filmer en jouant sur Yandere Simulator.

    - Alors, Ursula, tu fais moins la maligne, hein ? hurlait Harry dans son casque. Qu'est-ce que ça te dirait, d'être démembrée, hein ? Hein ? Tu pense que Francis (je suis trop originaaale~) t'aimera encore quand il ne restera de toi plus que la tête, et que je l'aurais recousue sur le corps d'Emo-Boy et les bras de ta chère amie Boobsie ? [Boobsie et Ursula, les meilleurs amies~~] Qu'est-ce que tu ferais, sans ta poitrine ? Et de quel droit tu changes de coiffure ? ET TOI LA PUTE AUX TROIS COUETTES, TU ME REGARDES, HEIN ? TU VEUX CREVER, LA SCHTROUMPFETTE ? ALLEZ, JE TE BUTE ! Ouaaaaaaaaiiis, c'est beau, ça ! DU SAAAAAAAAAAAAAAAAAANG !

    - Il est toujours comme ça ? me demanda Chris.

    - Nan. Juste depuis qu'il connaît ce jeu.

    - Je vois...

    - Laisse-moi faire. HÉ, HARRY ! Maintenant que t'as tué tout le monde et Francis y compris, tu peux amener ton gros cul ici ?

    Harry réagit au quart de tour. Il termina vite fait sa vidéo et courut vers moi, furieux.

    - DE QUEL DROIT VOUS GÂCHEZ MA VIDÉO, SATANA ET EMO-BOY ? ÇA VOUS A PAS SUFFIT QUE JE VOUS BUTE UNE FOIS ?

    - Tu sais à qui tu parle, Harry ? T'es dans la vraie vie, là ! J'suis pas Satana, j'suis Eden !

    - Eden... AH BORDEL, DÉSOLÉ !

    - EDEN ? hurla Ron en arrivant en trombe. Mais qu'est-ce que tu fous ici ?

    - Écékisgala ? compléta Harry.

    - Ah, j'oubliais. Harry, voici Chris Turner, mon cousin, le Cry-Baby local. (Bien sûr, Harry ne vit pas de quoi je parlais.) Chris, voici Harry, mon crétin. (cousin-crétin. Je suis conne, j'sais) Et tu connais déjà Ronald.

    - Je suis Harry Potter, en fait, dit Harry, empli de modestie. Mais pas la peine d'en faire un plat, dit-il en me regardant.

    - Comme si j'allais faire un plat d'un gamin qui a eu de la chance ? dis-je en souriant. Je déconne, merde !

    - Bref. Je suis le leader de groupe.

    - Et moi, dit Ron, je suis le dealer. (leader-dealer, vous saisissez ? Je suis vraiment conne, j'sais)

    - Tu vends de la drogue, maintenant, Ronald ? C'est toi qui a mit Harry dans cet état ? demandais-je.

    Nous continuâmes notre délire un peu con (peut-être même plus qu'un peu, mais osef, c'était un moment cool) pendant un long moment (qui aurait sûrement déplu à Hermione Granger-Miss-Parfaite), avant que Chris ne finisse par me rappeler à l'ordre. Comme une conne, j'avais oublié l'objet de notre visite. Je leur racontai alors tout ce que nous avions appris au sujet de Nicolas Flamel et de la Pierre Philosophale.

    - Mais alors, qui la veut ?

    - Harry... Réfléchis. Quelqu'un qui veut éviter la mort à tout prix...

    Il se mit alors à réfléchir, et finit par lâcher le mot que nous voulions tous entendre. Ou pas.

    - Voldemort...

    - Tu-Sais-Qui, rectifia Ron.

    - Ça revient au même, dit Harry.

    - Quoi qu'il en soit, il la veut, coupa Chris. Il veut être immortel. Et il collabore sûrement avec quelqu'un, dans cette école.

    - Mais qui ? lança Harry.

    - Aucune idée, répondis-je. Ça reste à savoir. En attendant, je crois qu'on va devoir se méfier de tout le monde dans le corps enseignant. Dumbledore ?

    - Eden, du calme. On sait que tu le hais, mais...

    - Roh, ta gueule. Ça reste encore à prouver, je t'ai dit. Mais nous finirons bien par le savoir, quoi qu'il en soit. En attendant... Tenez. (Je leur filai deux paquets, un pour Harry et un pour Ron.) Cadeaux de Noël. Et maintenant, au lit, allez réfléchir à tout cela, on se revoit après les vacances, salut tout le monde, hâte de voir ta vidéo, Harry !

    Sur ce, je partis en courant de la salle commune, entraînant mon cousin avec moi.

    Lorsque je fus enfin retournée dans ma chambre, il était presque huit heures du matin.

    « Si j'avais su, bordel de merde ! Je vais m'endormir au moment où je suis sensée me réveiller ! Connasse ! » m'insultais-je, folle de rage contre moi-même.

    Mais au fond, cette nuit de dingue valait le coup, et m'aura amenée à de grandes réflexions d'intellos.

    Dont celle là :

    « Bordel, je me demande si Harry a sorti sa vidéo. »


    Chapitre écrit en 2 heures. Trop d'inspi, d'un coup. Surtout pour les moments avec Harry et son délire de YanSim, j'adore trop l'écrire xD

    Et au fait : je ne suis pas CONNE, je suis FOLLE. C'est différent. Merci au Ministère de la Magie.

    Rien d'autre à dire sur ce chapitre, à part que je sais pas si le prochain sortira aussi vite.


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