• « J'ai faim, j'ai faim, j'ai faim, j'ai faim, j'ai faim, j'ai faim, j'ai faim, j'ai faim, j'ai faim, j'ai faim, j'ai faim, j'ai faim, J'AI FAIM ! se hurla Harry dans la tête. »

    - Je serais prêt à bouffer mon chapeau tellement j'ai faim ! marmonna-t-il.

    - Bah fais-le, si ça se trouve, il a un goût de menthe, répliqua Coralie du tac au tac.

    Harry ne répondit pas, et préféra se tourner vers la table des professeurs. Assis au milieu de la table, il reconnût immédiatement Albus Dumbledore. Tout au bout du bord gauche, Hagrid lui faisait de petits signes de la main. Et puis, en regardant un peu ailleurs, Harry aperçut un homme au nez crochu et aux cheveux noirs comme les siens, à la différences que ceux du professeurs étaient gras, et en comparaison, Harry était coiffé avec un grand soin.

    Tout se passa alors en un instant. Le professeur au nez crochu abandonna sa conversation avec Quirrell - le professeur de Défense Contre les Forces du Mal, que Harry avait rencontré au Chaudron Baveur -, qui portait à l'occasion un turban violet ridicule, et se tourna vers Harry. Le garçon sentit alors une douleur aiguë et fulgurante sur le front. Plus exactement, à l'endroit où se trouvait sa cicatrice.

    - Harry ? Harry, ça va ? s'enquit Ron.

    - Euh... Oui. Oui, ça va ne t'en fais pas.

    La douleur avait disparu comme elle était arrivée, mais en revanche, le regard pénétrant du professeur resta gravé dans sa mémoire, avec en prime le pressentiment que cet homme ne l'aimait pas du tout.

    Harry se tourna vers Fred et George Weasley, qui étaient toujours en pleine discussion avec Eden.

    - Dites... C'est qui, le prof qui parle avec Quirrell ? Celui avec les cheveux gras ?

    - Lui ? demanda Fred avec un mépris étudié dans la voix. C'est le professeur Rogue. Notre directeur. Un vrai connard.

    - Il enseigne les potions, ajouta George. Mais tout le monde sait que ça ne lui plaît pas.

    - Il veut le poste de Défense contre les forces du Mal, compléta Eden. Depuis des années.

    - Et pourquoi il n'a toujours pas le poste, alors ? demanda Coralie. Parce que vraiment, il a l'air d'être plus compétant que ce Qui... Comment t'as dit, déjà ? Quirrell ? Même s'il est vraiment très laid...

    - Pour ça, demande à Dumbledore. Je pense simplement qu'il se rend bien compte que ce gars est trop louche pour être un bon prof en Défense contre les forces du Mal. Mais au moins, on a un avantage sur les autres, avec Rogue.

    - C'est à dire ?

    - On est à Serpentard. Et c'est sa maison. C'est lui le dirlo. Et puisqu'il veut toujours avantager les Serpentard, on est sûr qu'il ne nous enlèvera pas un point !

    - C'est déjà ça, déclara Coralie.

    Eden fit un signe de tête approbatif. Ensuite, Dumbledore énonça quelques points du règlement : interdiction formelle aux élèves d'aller dans la Forêt Interdite (Draco expliqua aux autres que c'était une évidence, car elle regorgeait de créatures dangereuses, et les jumeaux en profitèrent pour faire remarquer qu'ils avaient tenté d'y entrer plus d'une centaine de fois), mais également, pour cette année-là, les élèves n'étaient pas autorisés à aller dans le couloir du troisième étage, sauf bien sûr s'ils voulaient "mourir dans d'atroces souffrances". Sur le coup, Harry éclata de rire, mais il ne fut pas imité par beaucoup de monde (en vérité, seulement Eden, qui se moquait de chaque mot de Dumbledore de toute façon).

    - Il... Il n'est tout de même pas sérieux ? bégaya Harry.

    - J'ai comme l'impression que si, répondit Amy Seayu, la préfète de Serpentard. Mais c'est bizarre, il aurait au moins dû nous en parler à nous, les préfets. En général, c'est ce qu'il est censé faire. Mais tout ce que je te conseille, Potter, c'est de ne pas t'aventurer dans ce coin. Si c'est comme ça que ça doit se passer...

    Bizarrement, Harry se remit à penser au petit paquet que Hagrid avait pris à Gringotts... Jusque là, il n'y avait prêté aucune attention, mais maintenant, il ne pouvait s'empêcher de se demander ce qu'il pouvait bien renfermer. Au même moment, Dumbledore se leva.

    - Maintenant, avant de passer au dîner, je voudrais vous dire quelques mots, les voici. Nigaud ! Grasdouble ! Cinglé ! Bizarre ! Merci.

    - Il... Il est complètement fou, hein ? se renseigna Harry.

    - Fou ? Pas besoin de demander, c'est évident qu'il l'est, répondit Marine.

    - Bien sûr que oui, renchérit Eden d'un ton définitif. Et on ose dire que "ça" est le plus grand sorcier de tous les temps ! Je parie que Draco et moi, on peut le battre.

    - Quel rapport avec moi ? lança Draco.

    - On vient de familles de sorciers et on connaît pleeeeeeiiin de sorts. Voilà. Au fait, Harry, j'ai cru entendre que tu avais faim... Tu veux manger quoi ?

    Harry sursauta en entendant sa dernière phrase, mais il eut tôt fait de comprendre : les plats et les assiettes en or étaient à présent remplies de plus de nourriture qu'il n'en n'avait jamais vu auparavant. Peut-être cela avait-il un rapport avec le fait que les Dursley ne l'avaient jamais vraiment nourri à sa faim, et qu'il avait, au fil du temps, prit l'habitude de voler de la nourriture dans le garde-manger la nuit. Mais dans tous les cas, cette fois, il était sûr que personne n'allait venir l'empêcher de manger, et il se servit en tout. Et ouais.

    Bon, pendant ce temps, tout le monde se mit à parler de sa famille, tandis qu'Hermione Granger discutait avec Amy des cours qu'ils suivraient le lendemain.

    - Pour les première année, ça sera Sortilèges, la renseignait Amy.

    - Oh, j'ai vraiment hâte de voir ça, ça doit être très intéressant, mais bien sûr, ça ne sera pas très facile au début.

    - Ne t'en fais pas, on ne va pas te demander tout de suite de faire danser un melon sur un guéridon et de le faire s'éplucher tout seul. Selon moi, le plus dur, c'est la métamorphose, quelle horreur ! Je préfère largement l'arithmancie, mais ce n'est disponible qu'à partir de la 3ème année.

    Harry détourna la tête. Tout ce qu'il voulait éviter, c'était d'entendre parler de cours d'aritman.... d'artiman... enfin, de "ça", quoi. Alors, il préféra se concentrer sur le contenu de son assiette.

    Quand toutes les assiettes se furent vidées, les plats disparurent par magie (et oui, Harry) et à la place, ce furent des desserts succulents qui apparurent. Une fois de plus, Harry se servit en tout, le petit goinfre.

    Après que les élèves se soient bien régalés, Dumbledore se leva avec de grands geste d'homosexuel effémine fier de l'être (Mais quel cabotin, soupira Eden) et déclara qu'avant de se coucher, ils allaient tous chanter l'hymne de Poudlard. Aussitôt, le sourire des professeurs se figea, et Rogue parut carrément vouloir assassiner la première personne qui ouvrirait la bouche. Mais Dumbledore devait s'en fiche pas mal, car il fit apparaître les paroles de l'hymne devant chacune des quatre tables.

    - Tout le monde chantera sur l'air qui lui plaît le plus, allons-y !

    Harry comprit alors la réaction des professeurs. Ce fut une cacophonie indescriptible, à laquelle il se retrouva malgré lui à chanter lui aussi :

    Poudlard, Poudlard, Pou du Lard du Poudlard
    Apprends-nous ce qu'il faut savoir,
    Que l'on soit jeune ou vieux ou chauve
    Ou qu'on ait les jambes en guimauve,
    On veut avoir la tête bien pleine
    Jusqu'à en avoir la migraine
    Car pour l'instant c'est du jus d'âne
    Qui mijote dans nos crânes
    Oblige-nous à étudier
    Répète-nous c'qu'on a oublié
    Fais de ton mieux, qu'on se surpasse
    Jusqu'à c'que nos cerveaux crient grâce

    Bon déjà, putain, qui a trouvé ces paroles minables ? Et si on rajoute l'horrible boucan que cela apporta, Harry était sûr d'avoir la migraine le lendemain matin. Tout le monde termina la chanson à des moments différents. Les jumeaux Weasley furent les derniers à chanter, au rythme de la lente marche funèbre qu'ils avaient choisie (L'école reprend, c'est la mort).

    Ensuite, les élèves eurent enfin le droit de se lever pour aller dans leurs dortoirs. Les première année devaient suivre les préfets de leur maison pour savoir où ils se trouvaient. Amy fut toute à son aise.

    Les jeunes Serpentard descendirent ainsi on ne savait combien d'étages, mais le nombre était sûrement faussé par le fait que tous étaient épuisés. Puis, ils finirent par arriver devant un mur de pierre.

    - Il faut lui dire le mot de passe pour qu'il s'ouvre, expliqua Amy. Et ensuite, vous entrerez dans la salle commune de Serpentard. Bon, le mot de passe, que je me souvienne, c'est... Puella Magi. Je comprendrai jamais pourquoi.

    Mais à voir la tête d'Eden et de Coralie, elles comprenaient parfaitement d'où venait le truc.

    Le mur commença alors à s'ouvrir, donnant sur une pièce sombre, aux couleurs vertes et argent de Serpentard. Guidés par Amy, les élèves entrèrent, et Harry en profita pour voir que la pièce était magnifique. Mais, poussé par la fatigue, il préféra s'empresser d'entrer dans le dortoir des garçons indiqué par la préfète. Il monta l'escalier en colimaçon, et enfila son pyjama avant de se glisser dans son lit. Quelques heures plus tard, alors que tout le monde dormait depuis longtemps (et que Blaise ronflait à son aise~), le survivant se leva et alla s'installer à une fenêtre, contemplant les étoiles [NDLR : Là, c'est le moment, où vous DEVEZ écouter Leaving Hogwarts, regarder le moment du film, et pleurer avec moi], la cage d'Hedwige posée à côté de lui pour qu'il puisse la caresser à son aise.

    A partir de cette première nuit à Poudlard, il avait enfin trouvé l'endroit où il se sentirait toujours chez lui, quels que soient les coups durs qu'il aurait à supporter.


     

    Désolée, j'aurais du le poster depuis un bail, lui. Mais le manque d'inspiration, vois connaissez ? Vuâla. Donc, je m'excuse d'avoir été si longue, mais c'est pas ma faute, c'est la faute de mon cerveau u_u Bye !


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