• Harry et Ron avaient fini par en convenir que la découverte du chien à trois têtes était une belle aventure qui devait absolument conduire à d'autres, et tous les autres avaient acquiescé. Mais tout n'était pas si O.K., car Hermione Granger semblait se douter de quelque chose. Ron prétendait qu'il n'était pas la peine de s'en faire avec une telle timbrée, mais Draco se sentait blessé dans son orgueil de se dire qu'une petite Née-Moldue trop curieuse risquait de gâcher leurs plans.

    - Euh, Draco, je SUIS Née-Moldue, fit remarquer Coralie d'un ton agacé. Et Marine aussi.

    - C'est pas pareil, dit Draco. Vous, vous êtes dans le secret. Mais pas cette Granger. Et si elle découvre quoi que ce soit, on est foutus.

    - Si tu le dis... Eden, c'est quoi le prochain cours ?

    - Histoire de la Magie. Et après... OH YES ! Après on aura notre premier cours de vol sur un balai, j'suis impatiente ! Mais il paraît que les balais de l'école sont minables... Argh, si seulement j'avais pu apporter mon balai !

    - Tu as quel modèle ?

    - Un Brossdur 9. Et mon père m'a dit que si jamais l'an prochain, j'arrivais à me hisser dans l'équipe, il m'achèterai sûrement un Nimbus.

    - Un Nimbus 2000, soupira Ron avec envie. Le rêve...

    - Ouais, c'est pas faux. Au fait, Coralie, tu vas faire comment avec Binns cette fois ? Parce que t'as fait fort l'autre jour en écrivant une chanson pour dire à quel point il est nul.

    - Tu verras. Faut que j'aille chercher une casquette et des lunettes de soleil, je reviens.

    - OK.

    - Et au fait, Eden, ton groupe en est où ? demanda Harry.

    - 879 personnes l'ont déjà rejoint. Dès qu'on aura eu 1000 personnes, je vais dans le bureau de Dumbledore. On a des arguments très convaincants, alors ça devrait aller. Bon, venez, on va être en retard.

    Lorsque Binns arriva, Coralie était déjà revenue, avec son attirail dans son sac. Le cours était plus ennuyeux que jamais, et Harry n'arrivait même pas à savoir s'il parlait d'un gobelin ou d'un lutin, quand soudain...

    - MISS TSUNDEA, ARRÊTEZ DE DORMIR !

    - C'est pas vrai, chuchota Eden à l'oreille de Draco. Même quand il hurle il est soporifique !

    Coralie se leva, un sourire malsain à la bouche.

    - Monsieur, est-ce si important de me réveiller dans vos cours ? demanda-t-elle. Au moins, je loupe toutes vos conneries dont j'ai rien à battre, espèce de vieille cruche !

    Et sur le coup, elle enfila sa casquette et ses lunettes de soleil, effet Thuglife assuré. Toute la classe (sauf Hermione Granger) se mit à pouffer de rire avant d'acclamer Coralie comme si elle était devenue leur reine.

    - Trop de la balle, le cours d'aujourd'hui ! s'exclama Blaise Zabini en sortant. Si seulement c'était tout le temps comme ça !

    - Pff, soupira Hermione. C'est tellement irrespectueux ! Ça ne vous est pas venu à l'esprit une seconde ?

    - Et alors ? Les cours de Binns, c'est juste de la m*rde, tout le monde le sait. Qu'est-ce que t'en dis, Potter ?

    Harry n'eut pas le temps de répondre, car le cours de vol sur balai allait bientôt commencer, et que Ron lui tirait la robe pour qu'il se dépêche.

    Les cours étaient en double avec les Gryffondor, mais cette fois-ci, Harry ne stressait pas du tout. Tout le monde s'était mis à raconter ses propres exploits sur un balai, jusqu'à en devenir soûlant. Seules deux personnes étaient vraiment mal à l'aise : Neville Londubat, un élève de Gryffondor déjà suffisamment maladroit comme ça sur la terre ferme, et Hermione, qui n'avait pas pu apprendre comment bien voler sur un balai dans ses livres, et pourtant, à toujours la voir à la bibliothèque, ce n'était pas pour elle faute d'avoir essayé.

    Dans le parc, le temps était idéal pour un premier vol. Lorsque les Serpentard arrivèrent, les Gryffondor n'étaient pas encore arrivés, et Harry en profita pour regarder les balais. En effet, même pour lui qui n'y connaissait rien, ils n'étaient pas de bonne qualité. Les Gryffondor finirent par arriver, ainsi que Madame Bibine, leur professeur. Ses cheveux gris étaient dressés sur sa tête, et ses yeux étaient jaunes, perçants comme ceux d'un aigle.

    - Allez, aboya-t-elle, tout le monde se met devant un balai. (Les élèves obéirent au doigt et à l’œil) Et maintenant, tendez le bras droit et dites "debout" ! Allez, plus vite que ça !

    - DEBOUT ! rugirent les élèves tous à la fois.

    Celui de Harry lui sauta directement dans la main, mais il fut le seul à qui ça arriva. Ron s'énervait contre le sien, et Hermione paraissait trop peu envieuse de s'envoler pour le faire vraiment avec coeur. Draco eut un peu plus de chance, ce qui était sûrement du à son aisance naturelle. En revanche, Eden gueulait comme un putois sur son balai, qui, apeuré, finit par lui sauter dans la main avec peu d'assurance.

    - Comment t'as fait ça ?

    - Je sais pas, mais c'est aussi comme ça que je fais quand ma wifi est en panne.

    Dix minutes plus tard, tout le monde avait réussi à enfourcher son balai. Madame Bibine passait pour corriger la posture de ses élèves. Puis, elle leur donna quelques instructions. Sauf qu'il y eut un petit problème...

    Trop inquiet à l'idée de ne pas s'envoler du tout, Neville Londubat s'était déjà envolé à six mètres, et la situation devenait incontrôlable. Douze mètres... Quinze mètres... Et ce fut la dégringolade. Neville perdit l'équilibre et tomba par terre, tandis que son balai continuait son avancée, vers la forêt interdite. Madame Bibine se précipita vers Neville pour l'emmener à l'infirmerie, en interdisant évidemment à ses élèves de monter sur leur balai tant qu'elle ne serait pas de retour.

    - Vous avez vu ce crétin ? s'exclama Seamus Finnigan, un garçon de Gryffondor, dès que Madame Bibine fut suffisamment loin. Il aurait du se souvenir de tomber sur ses grosses fesses, vous trouvez pas ?

    Lavande Brown éclata d'un rire stupide, et Coralie eut une réaction immédiate : elle se servit de Lavande comme d'un punching-ball.

    - Ferme-la, Finnigan, lança Marine d'un ton sans réplique. Et fiche la paix à Neville.

    - Oh, je savais pas que tu aimais ce genre de mecs, Tsundea, répliqua Lavande avant de se faire à nouveau boxer par Coralie.

    - Vous avez entendu ? intervint Leo avec un énervement contrôlé. La ferme.

    - Et bien non O'Neal, répondit Seamus, je ne la fermerai pas. Je vais plutôt prendre le truc idiot que sa grand-mère lui a envoyé ce matin (il désigna une petite sphère transparente (un Rapeltout, souffla Eden à l'oreille de Harry)) et le mettre dans un endroit où Londubat le retrouvera... Au sommet d'un arbre, par exemple ! cria-t-il en s'envolant dans les airs.

    Harry réagit alors d'instinct. Il enfourcha son balai et fonça tout droit vers Seamus, bravant les interdits. Aussitôt, il se sentit comme transporté dans un autre univers. C'était comme s'il avait volé toute sa vie, c'était trop naturel pour être normal.

    - Donne-moi ça, Finnigan, où je te fais tomber de ton balai !

    - Oh vraiment ?

    Mais à le voir, à la différence de Harry, Seamus ne savait pas très bien voler. Celui-ci eut alors une réaction puérile, jetant le Rapeltout aussi haut que possible en fonçant à terre juste après. Mais pour Harry, il n'était pas question de laisser tomber la boule. Il redressa son balai, et vola plus vite que cela paraissait humainement possible. Les cris suraigus de quelques élèves se mêlaient au vent glacé qui lui cinglait le visage. Il n'était plus qu'à quelques centimètres de la boule... Mais aussi à juste deux mètres du sol... Et soudain, sa main rencontra le Rapeltout, et Harry n'eut plus qu'à redresser pour ne pas s'écraser, bien qu'il n'était même pas sûr de ne pas s'être blessé. Mais alors qu'il redescendait de son balai, Madame Bibine arriva en trombe.

    - Mr Potter, venez avec moi, dit-elle d'un ton brusque.

    - Madame ! s'exclama Ron. Ce n'est pas la faute de Harry, c'est Finnigan qui...

    - Taisez-vous, Mr Weasley. Potter, vite.

    Harry la suivit d'un air désespéré. Il n'avait pas tenu un mois. Il allait être renvoyé de Poudlard. Bientôt, il devrait faire ses valises, et rentrer chez les Dursley. Qu'est-ce qu'ils allaient dire en le voyant débarquer comme ça, sans prévenir, ses bagages à la main ?

    Où peut-être qu'il avait un peu d'espoir ? Peut-être ne serait-il pas viré ? Ou bien, il deviendrait peut-être apprenti garde-chasse, avec Hagrid ? Honnêtement, cette idée le dégoûtait encore plus que toutes les autres. Devoir se retrouver comme Hagrid tandis que tous ses amis continueraient leurs études de sorcellerie... Ce serait tellement injuste...

    Harry ne se rendit même pas compte que Madame Bibine venait juste de s'arrêter devant une salle de classe. Elle ouvrit la porte à la volée, et s'adressa au professeur Flitwick :

    - Excusez-moi, professeur, puis-je vous emprunter Wood un moment ?

    - Oui, bien sûr.

    Un garçon de cinquième année au physique athlétique et avantageux se leva alors d'un air étonné. Lorsqu'il vit Madame Bibine, cependant, son visage devint tout de suite plus détendu.

    - Wood, Potter, suivez-moi.

    Et la marche reprise. Le dénommé Wood jetait de temps en temps des regards surpris à Harry, qui ne pouvait répondre que par des haussements d'épaules peu convaincus. Mais au moins, il ne semblait pas qu'il allait se faire renvoyer.

    Lorsque enfin, Madame Bibine s'arrêta devant une salle de classe vide, elle leur fit signe d'entrer. Dedans, il n'y avait que Peeves, qui était très occupé à écrire des gros mots au tableau.

    - OUSTE ! SORS DE LA, PEEVES !

    Pour une fois, le fantôme obéit, bien qu'il ne fit pas une sortie très douce, étant donné qu'il jeta une poubelle sur les chaussures de Madame Bibine et fit des bruits grossiers avec sa langue avant de sortir en imitant un claquement de porte violent. Madame Bibine soupira, puis, se tourna vers Wood et Harry.

    - Potter, voici Oliver Wood. Wood, j'ai une excellente nouvelle pour vous. Je vous ai trouvé un attrapeur !

    - Vous êtes sérieuse, professeur ? C'est vrai ?

    Madame Bibine acquiesça, puis expliqua à Harry qu'Oliver était le capitaine de l'équipe de Quidditch de Serpentard -bien que Marcus Flint lui jalousait sa place et que les deux garçons passaient parfois plus de temps à se battre qu'à s'entraîner- et que Harry avait été suffisamment époustouflant sur son balai pour devenir le plus jeune attrapeur depuis un siècle. Suite à cela, Oliver lui expliqua tout des règles du Quidditch, qui parurent soudain bien plus simples à Harry.

    * * *

    - Prodigieux ! C'est génial, Harry ! Non seulement tu n'as pas été viré, mais en plus, tu te retrouves attrapeur ! Et pourtant, les première année ne font jamais partie d'une équipe ! Harry, je ne peux te dire qu'un seul mot : bravo !

    Depuis qu'il lui avait parlé de sa conversation avec Oliver Wood et Madame Bibine, Eden n'arrêtait pas de féliciter Harry, et ça commençait à devenir un peu lourd, surtout lorsque les jumeaux Weasley s'étaient mis à parler avec eux.

    - ÉCOUTEZ ! s'exclama soudain Harry. Je ne veux pas que tout le monde soit au courant de mon poste... Oliver veut garder le secret. Vous ne direz rien ?

    - Absolument rien, promit George. En plus, Fred et moi, on est déjà dans l'équipe, alors de toute façon, on l'aurait su.

    - Vous jouez ? C'est quoi, votre poste ?

    - On est batteurs, répondit Fred. Notre job, c'est de faire en sorte que tu ne sois pas trop amoché, mais on ne peut rien te promettre. C'est un jeu dur, le Quidditch.

    Harry vit les jumeaux partir pour leur prochain cours, et jeta un regard paniqué à Eden.

    - Tu penses que je vais me faire tuer ? Parce que l'histoire des Cognards que m'a racontée Oliver...

    - T'inquiètes. Il n'y a jamais eu de mort à Poudlard pour ça. On a eu des os brisés, mais c'est tout. Allez, viens, on a potions et j'ai pas envie de me faire trucider par Rogue.

     

    Le lendemain, lors de la distribution du courrier, une demi-douzaine de chouettes arrivèrent pour déposer un paquet à Harry, qui lui semblait bien trop gros comparé à la quantité habituelle de courrier qu'il recevait (en somme, rien). Puis, une autre chouette lui déposa un petit mot, que Harry crut sage de lire d'abord. Ce qui était la bonne idée du siècle.

    N'ouvrez pas le paquet tant que vous serez à table

    Il contient votre nouveau Nimbus 2000, mais je n'ai pas envie que tout le monde soit au courant que vous possédez votre propre balai, sinon tous les élèves en voudront un.

    Oliver Wood et Marcus Flint vous attendront ce soir à 19 heures sur le terrain de Quidditch pour votre première leçon.

    Rolanda Bibine

      - Ron... Regarde ! lança Harry.

    Après avoir lu le mot, Ron adressa un sourire envieux à Harry.

    - Woah, un Nimbus 2000 ! Le meilleur balai sorti à ce jour ! Tu dois avoir hâte de l'essayer !

    - Ne m'en parle pas ! Vivement ce soir !

    * * *

    Entre le début des entraînements de Quidditch et les cours, Harry ne se rendait même pas compte que le temps passait. Cela allait bientôt faire deux mois qu'il était à Poudlard, et maintenant, il était sûr de savoir quel était le monde auquel il appartenait. Il se sentait plus chez lui que n'importe où ailleurs.

    Le jour de Halloween fut particulièrement mémorable. Déjà, car Flitwick proposa à ses élèves un cours particulièrement intéressant : la lévitation, chose que tout le monde attendait avec impatience. Il leur apprit donc ce nouveau sortilège avec une simple plume. La routine. Mais le cours ne fut pas aussi facile que prévu. Surtout pas pour Ron, qui s'était retrouvé à côté d'Hermione Granger.

    - Wingardium Leviosa !! s'exclama-t-il en faisant de grands moulinets avec ses mains.

    - Stop, stop, stop, ordonna Hermione. Tu vas finir par crever un œil à quelqu'un ! Et puis, tu ne le prononce même pas correctement ! C'est Levi-o-sa. Et pas Levios-aaa !

    - Bah fais-le si t'es si douée ! Vas-y !

    - D'accord. Wingardium Leviosa !

    Et, au grand dam de Ron, la plume d'Hermione s'envola aussitôt dans les airs, et elle fut même félicitée par Flitwick. Encore une fois.

    A la fin du cours, Ron et Draco se répandirent en insultes envers Hermione, et ni Harry, ni les filles ne parvinrent à les contrôler - surtout pas Eden, qui était du côté de Ron -

    - Mais écoutez moi cette pimbêche ! s'exclama Ron. « C'est Levi-ooooooooo-sa ! Et pas Levios-aaaaaaaaah ! » Mais quel cauchemar, cette fille ! Tu m'étonnes qu'elle n'ait pas un seul ami !

    - Cette fille serait capable de me faire sortir des insultes que je regretterai pour n'importe qui, sauf pour elle, rajouta Draco.

    - Dis-le, conseilla Eden, je pense exactement à la même chose.

    - Sale Sang-de-Bourbe ! s'exclamèrent les trois Sang-Pur d'une seule voix.

    Là, quelqu'un bouscula Harry, puis Ron, sans s'excuser.

    - Ron, Eden, Draco... soupira Harry. Je crois qu'elle vous a entendus.

    - Et alors ? répondit Draco d'un ton agressif. C'est vrai que cette fille est une sang de... Bon, j'ai rarement dit ça pour d'autres nés-Moldus, mais cette gamine est insupportable. J'en ai marre, j'vais voir ailleurs. A ce soir.

    - ...Je vais voir Fred et George, déclara Eden d'un ton semblable à celui de Draco avant de mettre ses écouteurs et de chanter aussi fort que possible l'opening de Puella Magi Madoka Magica, histoire qu'il rentre dans la tête de tout le monde.

    - Bon, dit Ron. Moi, j'ai une idée. La tradition des Moldus veut qu'on se déguise, pour Halloween, n'est-ce pas ?

    - Oui, répondirent Harry, Coralie et Marine d'une même voix.

    - Alors j'ai une idée. Et ça va être bien effrayant. Retrouvez-moi ce soir dans la Grande Salle pour le dîner, vous allez voir.

    Le soir même, la plupart des Serpentard (en tout cas, Harry, Coralie, Marine, Draco, Eden et les jumeaux) attendaient avec impatience l'arrivée de Ron déguisé, se moquant pas mal de ce qui pouvait être arrivé à Hermione (selon Blaise, elle s'était enfermée toute la journée dans les toilettes des filles pour pleurer à son aise).

    Et en voyant Ron, ils ne furent pas déçus.

    Au départ, ils ne l'avaient même pas reconnu (bah ouais, Fred et George sont quand-même ses frères et ils ont pas fait attention) tant il avait bien réussi. Il avait réussi à se salir les cheveux et les rendre noirs en un temps record, et son uniforme était devenu plus noir que jamais. D'ailleurs, il avançait avec une démarche faite pour qu'on remarque bien le Flot de Cape Noire (© Copyright Severus Rogue).

    - Woah, Ron ! s'exclama Coralie. T'as super bien réussi ! Je m'attendais pas à ça !

    - Moi non plus, reconnut Eden. Mais tu as de la chance que Rogue ne soit pas là... Je me demande ce qu'il fout, d'ailleurs...

    - Bof, il doit être en train de faire une Tentative de Suicide d'Halloween, supposa Fred. Comme Moe dans les Simpson.

    - C'est une Tentative de Suicide de Noël, Fred. Mais bon, ce serait bien qu'il le fasse !

    - Et qu'il emporte Binns dans la tombe, souhaita Coralie.

    - Hum, Coco, il est déjà mort, Binns, fit remarquer Marine.

    - Ouais bah et alors, l'espoir fait vivre, lança Harry.

    - Bon état d'esprit, Potter, dit George en souriant.

    - Je sens que je vais me faire haïr de tout le monde, dit Draco, mais Rogue arrive, tu ferais mieux de te cacher sous la table, Ron...

    Mais Ron en était déjà à avaler toutes les Chocogrenouilles qu'il trouvait. Rogue se posta derrière Ron, en mode Weasley-j'aurais-votre-tête-au-bout-d'un-piquet-et-je-parle-aux-trois-et-Turner-avec-et-si-Potter-ou-Tsundea-disent-un-mot-je-les-étripe-aussi.

    Mais son délire sadique n'eut pas lieu, tout simplement parce que Quirrell arriva en courant, le turban de travers, le visage plus pâle que jamais.

    - UN TROLL DANS LES CACHOTS !!! UN TROLL DANS LES CACHOTS !!!! Je voulais vous prévenir !

    Et il s'évanouit.

    Temps de compréhension des élèves intelligents de Poudlard (en somme, les Serpentard, les Gryffondor et les Serdaigle)

    1...

    - KYAAAAAAAAAAAAAAAAAAH, UN TROLL, FAUT VITE QU'ON SORTE D'ICI !!!!!

    Temps de compréhension des élèves débiles de Poudlard (en gros, les Poubellouffle, Seamus et Lavande)

    5...

    4...

    3...

    2...

    1...

    - KYAAAAAAAAAAAAAAAAAAH, UN TROLL, FAUT VITE QU'ON SORTE D'ICI !!!!!

    Ce fut la plus belle cacophonie qu'on avait eu à Poudlard depuis que Dumbledore avait obligé tout le monde à chanter le stupide hymne de Poudlard dont il faudrait vraiment changer les paroles.

    - VOUS ALLEZ LA BOUCLER, OUI, BANDE DE NAVETS, OU VOUS VOULEZ QUE JE VOUS BOUFFE TOUT CRUS ? hurla Rogue.

    - Je savais que c'était un cannibale, souffla Mélanie Orlando.

    Mais juste au cas où il était vraiment cannibale, tout le monde préféra la boucler.

    - Les préfets, lança Dumbledore d'un ton héroïque en montant sur la table avec une pose symbolique (pas mal, pour son âge, le vieux !), reconduisez les élèves de vos Maisons dans leur dortoirs. Les professeurs, vous venez avec moi, on va arrêter ce monstre !

    Hélas, Dumbledore fut perçu comme un vieux fou, et personne ne fit ce qu'il dit.

    Un ange passe...

    - BON ! VOUS FAITES CE QUE JE DIS OU JE VOUS VIRE ! bouda Dumbledore. C'est encore moi le directeur-euh !

    Là, par contre, tout le monde obéit. Amy fit signe aux Serpentard de la suivre, mais Harry sembla soudain se souvenir de quelque chose.

    - Quoi ?

    - Hermione ! Elle n'est pas au courant pour le troll !

    - Et alors ? On s'en fout au pire, lança Eden.

    - C'est peut-être ce que tu penses, mais pas moi. J'y vais !

    - Et moi aussi, dirent Ron, Marine et Coralie.

    - PAS QUESTION ! hurlèrent Draco et Eden (toujours entourée de Fred et George et profitant de la situation au maximum) en retournant vers la salle commune de Serpentard.

    Les autres se dirigèrent aussi vite que possible vers les toilettes des filles, quand une silhouette s'approcha, de l'autre côté du couloir.

    - C'est Rogue, chuchota Ron. Qu'est-ce qu'il vient faire là-bas ? C'est le troisième étage !

    - Est-ce que... ?

    - Il rentre dans le couloir interdit ! s'exclama Coralie.

    - Connard, jura Harry. Pourvu qu'il se fasse bouffer par le iench. (Dès qu'il s'agit de Rogue, Harry est très vulgaire.)

    - Iench ? répéta Marine.

    - Chien.

    - Bon, c'est pas le moment de penser à ça, lança Ron. Venez vite.

    Et ils reprirent leur course vers les toilettes des filles. Ils étaient presque arrivés quand...

    - Ow ! s'exclama Marine. Ça sent la fleur d'anus de chez merdier !

    - Ça sent... Comme les chaussettes de Fred... dit Ron. Mais ça pourrait être pire... Y'a bien celles de Percy, dans le genre...

    En effet, il fallait reconnaître qu'il flottait dans l'air une horrible odeur, mélange de chaussettes sales, de vieille poubelle datant d'il y a trois ans, de cadavre de vieux (Dumbledore, peut-être ?) et de foie cru. Pour vous laisser imaginer.

    Le troll avait quitté les cachots. Et comble de malheur, il fallait qu'il se dirige vers les toilettes des filles. Les quatre Serpentard se précipitèrent aussitôt vers la porte (mais qu'est-ce qu'ils foutent à Serpentard ?) pour, en gros, risquer leur vie pour une fille qu'ils détestent. Comme qui dirait, être dans le camp des gentils, c'est vraiment être quelqu'un de pas net.

    - HERMIONE, SORS DE LA IMMÉDIATEMENT ! hurla Harry. Y'A UN TROLL QUI RISQUE DE NOUS TUER D'UNE SECONDE A L'AUTRE !

    Lentement -trop lentement-, Hermione sortit de la cabine, et se fit attraper par les bras par Marine.

    - Toi, tu as intérêt à faire plus attention la prochaine fois.

    - Harry, si on meurt à cause d'elle, je te tue ! promit Ron.

    - Prépare-toi à le tuer, alors... souffla Coralie.

    Oh, génial ! Le troll était arrivé ! Youpi, c'est la fête ! Ou pas...

    Harry réfléchit un quart de seconde, et fit quelque chose assez courageux, mais aussi assez stupide. Il bondit sur le troll et lui enfonça sa baguette dans le nez. Ce qui réussit à rendre le troll fou furieux envers Harry, qui était toujours cramponné sur le cou du troll. Mais visiblement, le monstre n'était pas aussi débile que ce qu'on pourrait penser. D'un coup de massue, il repoussa Harry, qui tomba violemment à terre, inconscient. Puis, ce fut au tour de Ron d'avoir son moment de courage. Il saisit sa baguette magique, sans vraiment savoir ce qu'il avait l'intention d'en faire, puis l'inspiration lui vint.

    - Wingardium Leviosa !!

    Aussitôt, la massue du troll s'éleva dans les airs, avant de s'écraser sur la tête de son propriétaire, qui tomba dans un terrible bruit de craquement qui ne passa guère inaperçu, car à peine dix secondes plus tard, Rogue, McGonagall, Quirrell, Draco et Eden avaient rappliqué. Eden se précipita vers Harry.

    - Harry ? Tu vas bien ?

    - Hum... Oui, ça va, ne t'en fais pas...

    - Oh, j'ai eu une peur bleue ! Pendant un moment, j'ai vraiment cru que...

    Et, dans l'extase générale des choses, elle préféra aller jusqu'au bout, et l'embrassa sur le front. Ce qui ne plut pas à cette vieille peau de McGonagall, qui poussa un petit toussotement très énervant mais qui collait parfaitement à son rôle de vieille harpie décharnée et désagréable.

    - Expliquez-moi ce qu'il s'est passé ! ordonna-t-elle.

    - Euh...

    - C'est ma faute, professeur ! lança Hermione. Je... Je voulais me débarrasser du troll seule, j'ai lu beaucoup de chose à leur sujet, et je pensais pouvoir me débrouiller toute seule, mais j'avais tort... Si Harry, Ron, Coralie et Marine ne m'avaient pas retrouvée, je serais morte à l'heure qu'il est.

    Attendez, quoi ? Hermione-Granger-Miss-Parfaite-En-Tout-Points venait de mentir pour les couvrir ? Et puis quoi encore ? Rogue faisant une distribution générale de bonbons et de Pullips ? (Et à en voir sa tête, ce n'était pas dans ses projets actuels.)

    - Je vois... soupira McGonagall. Alors... Sachez, Miss Granger, que votre comportement me déçoit grandement. Je retire 10 points à Serpentard. (Rogue et tous les Serpentard de la pièce grognèrent) Et quant à vous, Potter, Weasley, et doubles Tsundea... Je continue de penser que vous avez eu beaucoup de chance. Cependant, peu d'élèves de première année auraient été capables d'abattre un troll des montagnes adultes. J'accorde 20 points à Serpentard pour votre chance insolente. Maintenant, retournez tous dans vos salles communes, le banquet d'Halloween continue là-bas.

    - Bon, on a eu de la chance, c'est vrai, reconnut Ron. Mais Hermione n'a pas tout à fait menti... On a mérité plus que vingt points !

    - Dix, corrigea Harry. N'oublie pas qu'Hermione nous en a fait perdre la moitié.

    - Mouais. Que ce soit bien clair, jamais je ne deviendrai ami avec cette fille.

    Mais c'étaient des paroles en l'air. Lorsqu'ils furent tous arrivés dans la salle commune, ils s'adressèrent tous un petit "merci" rapide, puis, Hermione et Coralie se mirent à discuter, Eden retourna avec les jumeaux, Draco et Ron coururent vers le buffet [comme s'ils n'avaient pas suffisamment mangé] et Harry resta pensif un instant, encore peu surpris par le baiser furtif d'Eden, et se surprit à se demander s'il ressentait la même chaleur et le même bien-être lorsque sa mère était encore en vie...

    Finalement, c'était l'une de ces journées qui méritent d'être vécues.


     

    Et donc, voilà le chapitre 7 !

    OK, j'ai un peu bâclé en ce qui concerne le Quidditch, mais tout est pareil, j'allais tout de même pas me casser à recopier tout le bouquin ?!

    Sinon, épic fail sur le titre, mais j'avais pas d'idée xD Alors puisque Draco et moi sommes assez orgueilleux pour trente et qu'en plus, on a des préjugés sur Granger s'il vous plaît... J'ai pensé au livre du même nom seulement après, et puisque ça me cassait la tête de trouver un autre titre, j'ai gardé ça.


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