• Jamais l'oncle Vernon n'avait été aussi furieux. "A cause" de Harry, sa carrière était ruinée, et il ne pourrait donc pas partir en vacances sur l'île paradisiaque de ses rêves. Le lendemain de la tragique soirée où Dobby était apparu, il enferma Harry dans sa chambre, condamnant la fenêtre avec des barreaux.

    - Je suis dans la merde jusqu'au coup, soupira Harry.

    Le soir-même, après s'être endormi, il se mit à rêver qu'il était enfermé dans une cage de zoo. Le panonceau affichait même "Sorcier de Premier Cycle". Ce gosse a abusé de drogue, vraiment. Mais ce n'était pas encore ce qu'il y avait de mieux. Dobby se trouvait devant la cage, et Harry avait beau le supplier de toutes ses forces, Dobby ne l'écoutait pas, et au bout d'un moment, il se contenta de répondre :

    - Harry Potter est bien en sécurité dans sa chambre, monsieur !

    Et il se téléporta.

    Harry se réveilla presque aussitôt, le souffle court, transpirant de partout.

    Et puisque ce jour était de toute évidence la journée de la drogue, ce n'était même pas terminé.

    Quand il ouvrit la fenêtre condamnée pour essayer de reprendre un peu d'air, il remarqua quelque chose assez... Insolite dans le ciel de cette petite bourgade pourrie qu'était Privet Drive.

    Une.

    Voiture.

    Qui.

    Volait.

    Dans les airs.

    Conduite par trois personnes qu'il aurait reconnues entre mille.

    - FRED ? GEORGE ? RON ? MAIS QU'EST-CE QUE VOUS FOUTEZ ICI ?

    - Shht, la ferme ! souffla Ron. On vient te chercher, qu'est-ce que tu crois ? On s'est fait un soucis de malade pour toi !

    - Qu'est-ce que c'est que cette bagnole ?

    - On l'a volée à un vieux trop chelou qui arrêtait pas de répéter "2,21 gigawatts", répondit simplement George. (Les vrais comprendront.)

    - On en parlera plus tard, décréta Fred. Avant toute chose, on doit te faire sortir de là. Ron, tu as la corde ?

    Harry regarda alors les Weasley attacher une corde apparemment solide, d'une part à la voiture, de l'autre aux barreaux condamnant la fenêtre. Dès que les deux bouts furent solidement attachés, Ron démarra la voiture à une vitesse qui aurait fait pâlir de jalousie les Cullen, et les barreaux s'envolèrent aussitôt. Les jumeaux entrèrent alors dans la chambre de Harry et allèrent vite récupérer sa valise (et la cage de Hedwige, parce que je trouve qu'on l'oublie toujours, cette chérie), pendant que Harry rentrait dans la voiture. Bon, tout fut fait en moins d'une minute, mais vous n"allez pas croire que ça allait être aussi simple ?

    - PUTAIN DE BORDEL DE MERDE, QU'EST-CE QU'IL SE PASSE ENCORE CHEZ MOI ? gueula l'oncle Vernon.

    - N'utilise-pas-de-gros-mots-en-présence-de-Dudlynouchet ! haleta la tante Pétunia.

    - TA GUEULE ESPECE DE FAUSSE BLONDE DE PÉTUNIA, VIENS PLUTÔT M'AIDER A FAIRE RENTRER CE GAMIN, IL N'EST PAS QUESTION QU'IL PASSE UN MOMENT DE BONHEUR CHEZ DES SANS-ÂME !

    Alerte, psychopathe.

    - Regarde maman, un psychopathe !

    Mais trop tard, Ron avait déjà démarré, et pas à n'importe quelle vitesse. 88 MILES A L'HEURE ! (Les vrais comprendront x2.)

    - Nan mais attends une seconde, Ron, dans le script, c'était pas censé être une Ford Anglia, la voiture ? Pourquoi c'est une DeLorean, là ? lança Harry, qui de toute évidence, avait lu le script originel et n'était pas très marrant.

    - Faut voir grand, dans la vie, quitte à voler au volant d'une voiture, autant en choisir une qui a de la gueule ! (Oui, j'adore Retour Vers le Futur, préparez-vous à trois fois plus de références.)

    - Et puis aussi parce que la Ford Anglia est dans le garage de papa, et qu'on n'avait pas envie de se faire remarquer. On a déjà pris assez de risques comme ça avec...

    - Le Ministère...

    - ...Les Moldus...

    - ...Et surtout...

    - MAMAN, hurlèrent les trois Weasley d'un coup.

    Harry haussa les épaules, approbatif. La dernière fois qu'il avait vu Mrs Weasley, il l'avait prise pour une psychopathe.

    - Donc, Harry, maintenant qu'on en est là, va falloir que tu nous explique tout ce qu'il s'est passé, dit Ron. On s'est tous fait un soucis monstre ! Eden nous envoyait des hiboux tous les jours pour savoir si on avait des nouvelles...

    - ...Et actuellement, elle squatte chez nous. C'était pas très sympa, au fait, le coup des pantoufles avec les petits chats mangeurs d'hommes.

    - Ffffffp, de toute façon, j'allais bien devoir l'affronter un de ces jours, soupira Harry.

    - On s'en fout de ça, coupa Ron. Allez, Harry, qu'est-ce qu'il s'est passé ?

    - Oh, trois fois rien... Je n'ai pas reçu une seule de vos lettres parce qu'un Être de Raison me les a piquées.

    - Être de quoi ? répéta George.  Tu veux pas plutôt dire Elfe de Maison, des fois ?

    - Ah, si, voilà, c'est ça. Un Trèfle de Bison. (Harry, c'est pas la vue ton problème, c'est l'ouïe.)

    Fred soupira, puis Ron parut s'intéresser encore davantage à ce que disait Harry.

    - Pourquoi un elfe de maison te piquerait tes lettres ? Il est Forever Alone ou alors quoi ?

    - Il voulait m'empêcher de retourner à Poudlard, répondit Harry.

    - Alors c'est que quelqu'un ne veut pas de toi là-bas.

    - Mais pourquoi ? Je suis Harry Potter ! J'ai vaincu Voldemort deux fois dans ma vie ! Je suis un héros ! Je suis super fort au Quidditch, et je fais des super vidéos sur Youtube ! Pourquoi quelqu'un me détesterait ?

    - Tu sais Harry, le monde est plein de gens super pourris...

    - Si c'est ça... Tout me fait chier... Sérieux, cette journée est moisie, soupira Harry. Je déteste ma vie.

    - Oh, arrête de te morfondre... On est arrivés ! Ron, je t'en prie, cette fois-ci, essaie de TE GARER CORRECTEMENT !

    Mais Ron, n'ayant jamais pris de cours de conduite, fit un atterrissage plus atroce qu'autre chose, manquant au passage de détruire un mur.

    - BORDEL, JE ME SUIS CASSÉ QUELQUE CHOSE ! JE SENS PLUS MON PIED !

    - Fred, c'est MON pied, ça, grogna Harry.

    - C'est pas moi, Fred.

    Dix minutes plus tard, les quatre garçons arrivèrent à s'en tirer sans aucun cri laissant penser à un hentai Yaoi, (et c'est bien dommage parce que j'adooore le yaoi...), respect. Harry regarda alors la maison (absolument topissime comme dans le film, j'adore le Terrier, kestuvafer ?) qui se dressait devant eux.

    - Et bien, Harry... Bienvenue au Terrier.

    - Ron... J'adore cette maison. Vraiment, je crois que je vais épouser ta soeur pour pouvoir y vivre. Hermione n'aura qu'à t'épouser toi, et...

    - BEURK ! Moi et Hermione ? Dégage avec tes couples de merde ! Et je te déconseille d'épouser ma soeur, c'est une vraie conne... Allez, viens, on rentre !


    Chapitre très court, je sais. Et je ne promets rien pour le prochain, j'ai surtout hâte du retour à Poudlard, en fait.

     


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