• Harry Potter et les Reliques de la Mort

    J'ai actuellement pas d'idées pour le titre de ce tome.

    Ah, et celui-là sera sûrement plus sombre.

  • CHRIS

    .   .   .

    Allongé sur mon lit, à moitié somnolant, j'attendais calmement un signal. Nous étions actuellement le 30 juillet, veille de l'anniversaire de Harry Potter, et ce soir-là, accompagnés de membres de l'Ordre du Phénix, Eden, Ron, Hermione, Sans et moi allions devoir aller le chercher chez ses Moldus pour le raccompagner en lieu sûr. Pour ce faire, Sirius avait un plan assez dangereux, pour minimiser la situation, mais que nous avions tous acceptés sans hésiter une seconde. J'ignorai à quelle heure exactement nous étions censés rejoindre Harry chez les Dursley, donc je me contentai d'attendre un quelconque message, ou encore l'arrivée de membres de l'Ordre. J'avais hâte qu'il se passe enfin quelque chose. Je n'avais jamais été quelqu'un de patient.

    Ah oui, et j'avais hâte de voir Papyrus, aussi.

    Bref. J'espérais vraiment qu'il se passerait quelque chose d'intéressant au plus vite.

    - Tu es bien calme aujourd'hui, fit remarquer la dernière personne que j'avais envie de voir en ce moment. Quelque chose ne va pas ?

    - Cole, grognai-je. Qu'est-ce que tu viens foutre ici ? T'as pas remarqué que ma chambre était une propriété privée ?

    - Excuse, c'est juste que je n'ai pas vraiment l'habitude de te voir aussi silencieux... En général, à cette heure-ci, t'es plutôt du genre à attraper ta guitare et à massacrer des accords de Nirvana pendant une heure.

    - Tu vis dans le passé et les habitudes. Tu veux bien te casser, maintenant ?

    Il poussa un soupir amusé. Je remarquai alors qu'il se tenait le bras comme s'il éprouvait une certaine douleur à ce niveau.

    - J'imagine que Eden n'est toujours pas au courant de ce que tu fais dans l'obscurité, hein ? dis-je.

    - Je vois pas de quoi tu parles--

    - Oh, la ferme. Me prends pas pour un con. Ed est peut-être trop naïve pour voir la vérité en face, ou peut-être qu'elle la nie, j'en sais rien, mais moi, je vois clair dans ton jeu. Est-ce que je peux simplement savoir depuis quand t'as rejoint les Mangemorts ?

    Le regard de Cole s'assombrit légèrement. Il ferma la porte de ma chambre et me regarda droit dans les yeux.

    - Que ce soit bien clair, dit-il. Je ne les ai pas rejoints pour aider Tu-Sais-Qui. J'essaye juste de protéger notre famille.

    - Donc tu reconnais que tu fais partie des Mangemorts ?

    - Pas pour les raisons auxquelles tu penses.

    - Tu vas me dire que tu l'as fait pour nous éviter d'avoir Voldy et ses amis à nos trousses toute la journée ? Ou bien pour pas qu'on ait à les rejoindre ensuite, moi ou Eden ? Ou pour te rapprocher de Voldemort histoire de mieux le buter ?

    Il voulut me répondre, mais je ne lui en laissai pas l'occasion.

    - Mon cul, ouais. T'as juste pensé à toi et à ta carrière. Je suis prêt à parier qu'ils t'ont fait une belle offre. Ou que t'avais juste trop peur de te faire tuer si jamais tu refusais de les rejoindre. T'es pas différent d'un Malfoy, au fond.

    - Chris, je...

    - Et bah moi je suis pas comme toi, tu vois ? Je préférerai mourir que de rejoindre les rangs des Mangemorts. Je préférerai mourir que de trahir les gens qui comptent pour moi. Et je préfère être poursuivi et attaqué par les Mangemorts chaque putain de jour de ma vie, jusqu'à ce que je finisse par en crever, plutôt que de rejoindre leur camp. On n'a pas les mêmes valeurs, à ce que je vois.

    La porte s'ouvrit soudain, et Eden, habillée de la tenue la plus discrète possible, me regarda.

    - Hey, Chris, t'es prêt ? Ils nous attendent.

    - Ouais, vas-y, j'arrive tout de suite.

    Eden acquiesça et quitta la pièce. Cole me regarda d'un air dubitatif.

    - Où est-ce que tu vas ?

    - Aider mes amis. T'as qu'à faire de même et rejoindre tes copains Mangemorts. Après tout, on a tous les deux fait notre choix, plus qu'à voir qui aura eu raison au final. Mais je vous laisserai jamais gagner, ça, je t'en fais le serment.

    Je sortis et courrai rejoindre Eden et les autres dans le jardin. Dès que je vis Papyrus, je le pris dans mes bras et l'embrassai comme si nous ne nous étions pas vus depuis des années.

    - Hey, vous deux ! lança Sirius. On va chercher Harry d'abord, les embrassades, c'est pour plus tard. ...Sans et Eden, ça vaut aussi pour vous !

    - Rabat-joie ! s'indigna Eden.

    *     *     *

    Quelques temps plus tard, nous arrivâmes au 4, Privet Drive, résidence de la famille Dursley. Aussitôt qu'il nous vit arriver, Harry ouvrit la porte et prit chacun de nous dans ses bras. Il semblait plus heureux que jamais de nous voir.

    - Tout le monde va bien ? s'enquit-il.

    - On pourrait pas rêver mieux, répondit Sans. On a juste été attaqués par cent vingt Mangemorts et un bon millier de Détraqueurs juste pour te sauver la peau, pas la peine de nous remercier--

    - SANS, BOUCLE-LA UN PEU ! cria Papyrus. Il... "plaisante", hein, le trajet s'est très bien passé.

    - Et toi, Harry, ça va ? demanda Hermione.

    - Oui, très bien.

    - Tant mieux, parce qu'il va falloir être en forme, aujourd'hui, déclara Maugrey Fol-Œil en entrant dans le salon des Dursley de sa démarche claudicante.

    - Qu'est-ce que vous préparez ? interrogea Harry.

    - Tu le sauras bien assez tôt, Potter. Actuellement, des Mangemorts se trouvent tout autour de nous, peut-être que Voldemort est là en personne. Mais nous ne pouvons pas te conduire dans le QG que nous avons prévus en transplanant, car tu as toujours la Trace.

    - La Trace ? répéta Harry.

    - Une sorte de sortilège placé sur les sorciers mineurs. Il permet de repérer un sorcier mineur qui utilise la magie en dehors de l'école, expliqua Hermione. Et puisque tu n'as pas encore dix-sept ans...

    - Comment on va faire, du coup ?

    - On va utiliser des moyens de transport que le Ministère ne peut pas détecter, répondit Sirius. Sombrals, balais, ce genre de choses.

    - Mais ce n'est pas tout, Potter, reprit Maugrey.  Comme je l'ai dit, les Mangemorts nous guettent, et ils seront prêts à tout pour te tuer. Aussi...

    - On va se faire passer pour toi, déclarai-je. Comme ça, on brouillera les pistes, puisqu'ils ne sauront pas à quel Potter s'en prendre.

    - Vous déconnez, j'espère... C'est de la folie ! s'exclama Harry.

    - Mais ta gueule, tout se passera très bien, assura Eden.

    - Imaginez que l'un de vous se fasse tuer...

    - Mais ça n'arrivera pas, assura Ron. On sait se défendre, merci.

    Nous nous préparâmes à prendre le Polynectar. Eden essayait de boucler une de ses mèches de cheveux pour cacher son stress, mais ses cheveux étaient un peu trop courts pour qu'elle arrive à se saisir d'une mèche. Ron essayait de regarder ailleurs, ce qui semblait amuser Hermione. Sans essayait de se détendre en se racontant à lui-même des blagues à chier, et Mondingus Fletcher (imaginez que j'ai dit ça en criant et grognant), un connard de l'Ordre du Phénix en qui personne n'avait confiance mais qui était là quand-même, allez savoir pourquoi, répétait à tout va "J'suis pas venu ici pour souffrir, OK ?".

    Et moi, me direz-vous ?

    J'étais très calme.

    Si on oublie le fait que j'avais déjà pris du Polynectar une fois, à Ilvermorny, et que je ne peux pas franchement dire que le goût m'avait plu.

    Du coup, je paniquais, et j'avais déjà envie de vomir.

    Lupin arracha une mèche de cheveux de Harry et la donna à Maugrey, qui nous tendit quelques instants plus tard la flasque contenant le Polynectar.

    - Ah, et faites gaffe, ça a un goût de pisse de gobelin, déclara-t-il pendant que Eden reniflait la potion d'un air dubitatif.

    - Vous avez déjà eu l'occasion d'en prendre ? railla Fred.

    - Ta gueule, Weasley. Et toi, Asher, BOIS CETTE PUTAIN DE POTION !

    Eden soupira et but un grand coup avant de refiler la gourde. Très vite, nous eûmes tous avalé le Polynectar, et suite à une ingestion douloureuse et dégueulasse, encore pire que dans mes souvenirs, nous nous retrouvâmes avec sept Potter dans la même pièce. Les réactions furent variées.

    Comme il fallait s'y attendre, Eden vérifia d'abord si sa bite (ou plutôt celle de Harry... Oh, vous savez quoi, j'vous emmerde) était d'une taille satisfaisante. Hermione, quant à elle, se plaignit de la vision minable de Harry. En effet, on n'y voyait rien à deux mètres. Ah, et Ron semblait assez mal supporter d'avoir perdu environ vingt centimètres, mais la réaction de Sans fut l'exact opposé, étant donné qu'il avait pris un demi centimètre, du coup.

    Oui bah quand on est vraiment petit, on est content de n'importe quoi.

    Concernant Fletcher, il essayait de se cacher, probablement pour s'enfuir, mais Fol-Œil le suivait grâce à son œil magique.

    Je me regardai deux secondes dans un miroir. Bon, j'étais peut-être pas le mec le plus sexy de l'univers en temps normal, mais au moins, j'étais à peu près dans la moyenne. Alors que là, les cheveux noirs et les yeux verts... Ouais, bah autant pour les filles c'est très beau, autant sur un mec... C'est pas génial. Surtout avec les lunettes rondes et le corps aussi maigre.

    En promotion, aujourd'hui seulement ; sept nains à lunettes pour le prix d'un, ne ratez surtout pas cette occasion !

    Bref.

    Il nous fallut quelques minutes pour nous habiller de la même manière que Harry, et une fois ceci fait, il ne nous restait plus qu'à nous trouver un partenaire de vol, ce qui fut vite fait.

    Évidemment, ce fut Papyrus qui m'accompagnait. Eden et Sans montèrent chacun avec un des jumeaux Weasley, Ron avec Fleur Delacour (il en paraissait ravi), Hermione avec Lupin, le vrai Harry avec Sirius, et Fletcher avec Maugrey, qui voulait le surveiller.

    Pourquoi ils ont pris ce mec, d'ailleurs ? Je veux dire, Diggory avait envie de venir, Londubat aussi... Vraiment, je comprends pas l'Ordre, des fois.

    - Bon, vous êtes prêts ? demanda Maugrey aussitôt que nous fûmes tous installés sur noms Sombrals, balais ou motos volantes.

    - Nan, dis-je. Je peux savoir pourquoi je suis sur un Sombral alors que je supporte pas de monter à cheval, déjà ?!

    - Chris... commença Eden. Comment te le dire poliment ? ON N'EN N'A RIEN À BATTRE DE TON AVIS, ALORS ARRÊTE DE TE PLAINDRE !

    Waw. C'est la fête.

    Vinaigrette.

    J'prends ma retraite.

    Putain.


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