• Ouais, je suis plutôt une fan du Mello x Near, en général, mais je fais une petite exception à la règle parce que j'aime beaucoup Matt et qu'une discussion entre Yokkas et moi m'a pas mal inspirée. Voilà.

    .   .   .

    Je levai la tête de mon jeu vidéo un court instant. Mello et moi étions seuls dans la pièce. En fait, après les meurtres de Kira dans la mafia dans laquelle Mello et moi bossions, nous étions les deux seuls encore en vie. Mello prétendait qu'il n'en n'avait rien à foutre, que ça ne nous empêcherait pas de capturer et tuer Kira. Enfin non, pardon. Que ça ne l'empêcherait pas de tuer capturer et tuer Kira. Moi, dans cette histoire, j'étais quoi ? Un figurant, rien de plus. J'étais vaguement l'ami de Mello. Mais avant tout, j'étais l'objet donc il pouvait se servir lorsqu'il éprouvait le moindre besoin de sexe. Et je m'exécutais, parce que je l'aimais. Je répondais à chacun de ses désirs. Je l'aimais. J'étais prêt à accepter chacune des fois où il ne me voyait que comme un gode sur patte, avec supplément cigarette. Pourtant, juste une fois, j'aurais voulu être le boss. Juste une fois, j'aurais voulu lui montrer que moi aussi, j'étais capable de diriger.

    Justement, j'avais bien un petit plan pour arriver à mes fins, juste cette fois-ci. Un truc simple, mais qui avait bien des chances de marcher, si je m'y prenais comme il faut. J'avais tous les ingrédients pour passer une bonne soirée, en dehors du plus important : Mello, dans mon lit, dépendant complètement de moi. Et justement, je savais comment me procurer cet "ingrédient".

    Comme à son habitude, Mello se contentait de croquer machinalement dans une de ses innombrables tablettes de chocolat. D'ailleurs, il avait presque terminé celle qu'il tenait dans la main. D'un mouvement discret, profitant pendant quelques de son inattention à la scène, je posai une tablette, semblable à toutes les autres, en évidence sur la table, essayant de m'assurer qu'il la mangerait le plus vite possible. Je me relançai de plus belle dans mon jeu vidéo, attendant le moment fatidique.

    Ah oui, parce que quand j'avais dit que la tablette que j'avais mise sur la table était semblables aux autres, je vous prends évidemment pas pour des cons. J'imagine que vous aviez compris qu'il y avait tout de même une légère différence. Sinon, je n'aurais pas posé celle-ci sur la table plus qu'une autre. Oui, bon, je suppose que je peux le dire, même si vous deviez vous en douter. Je m'étais un peu galéré à induire de la drogue dans la tablette de Mello. En soi, me procurer ladite drogue n'avait pas été compliquée, j'en absorbais des quantités impressionnantes chaque semaine. C'est un des nombreux avantages de la mafia. Mais faire en sorte qu'elle n'ait aucune odeur bizarre que Mello aurait pu percevoir, ça, c'était plus compliqué. Mais bon, je n'étais pas le troisième gosse le plus intelligent de la Wammy's House, derrière cette grosse tête de Near et mon Mello, pour rien. J'avais réussi à me débrouiller.

    J'entendis soudain Mello ouvrir le paquet de la tablette de chocolat. Pris par une soudaine excitation, je dus m'empêcher de relever la tête, histoire de ne pas avoir l'air trop suspect. Ouais parce qu'en général, je ne l'observais pas longuement chaque fois qu'il croquait dans un morceau de chocolat. Mais cette fois-ci, la tentation était relativement forte. Cependant, je ne fis rien risquant de me donner un air bizarre, et je tentai de rester concentré sur mon jeu vidéo. Le son de Mello croquant dans sa tablette de chocolat se fit soudain entendre.

    Bon, la drogue devrait agir en, quoi ? Quelques secondes ? Quelques minutes tout au plus ? J'étais prêt.

    Soudain, suite à des secondes qui me semblèrent être les plus longues de ma vie, j'entendis Mello pousser un petit soupir. Je détournai aussitôt mon regard de mon jeu vidéo, et demandai à Mello s'il allait bien. Celui-ci ne répondit pas. Les yeux dans le vague, fixant l'horizon sans réellement le voir, il s'évanouit.

    Dès que je fus assuré qu'il était encore en vie (aucun doute là-dessus), un petit sourire s'étira sur mes lèvres. J'éteignis ma console et portais Mello, inconscient, jusque dans ma chambre.

    C'est là qu'au fond, c'est une bonne chose que Kira ait tué tout le monde sauf Mello et moi, songeai-je. J'aurais eu du mal à expliquer à tous ces connards de mafieux quelque chose du genre "Ouais, le boss s'est évanoui, je vais en profiter pour le baiser, y'a un problème ?" Héhé, pour une fois que Kira a fait quelque chose de bien...

    Je couchai Mello sur mon lit, et après une courte hésitation, je décidai de l'attacher aux barreaux du lit. Au moins, s'il se réveillait, je pouvais être assuré que je continuerais de le dominer, et qu'il n'essayerait pas de me tuer pour l'affront. Une fois qu'il fut solidement ligoté, je retirai ma veste et mes lunettes et me couchai sur lui. Je commençai doucement, lui caressant le visage d'une main, tâtant ses muscles sous sa veste de l'autre. Puis, tout en l'embrassant violemment, passionnément, je lui retirai sa veste, qui alla rejoindre la mienne sur le sol. Pendant un petit moment, je restai là, comme ça, me contentait de l'embrasser et de caresser son torse nu. Je me délectais de ces instants. Pour la première fois de ma vie, qui serait probablement aussi ma dernière fois, j'étais libre de faire ce que je voulais de Mello, et je comptais évidemment en profiter. D'une main, je me mis à caresser ses cheveux dorés, de l'autre, je me rapprochais dangereusement de son bassin.

    Puis vint le moment que j'attendais avec impatience. D'un coup, j'ouvris la braguette de son pantalon, et le lui retirai, ainsi que son boxer. Je me saisis alors de son membre, ferme, qui malgré la quantité de drogue qu'il avait ingérée, avait réussi à se dresser. Je frémis de plaisir tout en palpant son membre des mains. C'était bien la première fois que j'étais libre de faire ça. Profitant de mon emprise totale sur Mello, je me mis à lécher avec avidité, un peu comme lui le faisait avec son chocolat. C'était d'ailleurs assez bizarre de se rendre compte de ça, mais alors que je me mettais à le sucer avec ardeur, j'eus soudain l'impression d'avoir un arrière-goût de chocolat dans la bouche. D'un coup, je me sentais d'autant plus excité.

    Au bout de plusieurs minutes, je ne m'étais toujours pas lassé de son membre, mais un petit soupir me ramena à la réalité. Il va quand-même pas déjà se réveiller... Je tendis un peu l'oreille pour comprendre ce qu'il murmurait. Il avait beau être somnolant et faible, son ton était horriblement sexy. « hnnn... M--... Matt... » Jamais il n'avait prononcé mon nom de cette manière. Soudain, plus excité que jamais auparavant, lui caressant la partie brûlée de son visage d'une main, je remontai petit à petit vers la tête, léchant allègrement son torse, puis son cou. Arrivant au niveau de son visage, je l'embrassai encore plus vigoureusement qu'auparavant, tout en tenant toujours son membre dressé dans une main. La sensation était plus agréable que tout ce que j'avais pu ressentir auparavant. Un nouveau gémissement de la part de Mello retentit, un peu plus fort que le premier. Je frémis de bonheur en l'entendant de nouveau appeler mon nom, comme j'avais toujours voulu qu'il le fasse. D'un coup, je priais presque pour qu'il se réveille. Pour l'entendre gémir plus fort. Pour l'entendre me supplier de continuer.

    Mais puisque le beau blond était toujours évanoui malgré ses quelques gémissements, je n'attendis pas qu'il me supplie. Je redescendis d'un coup, laissant mes mains couler sur le corps de Mello jusqu'au niveau de ses fesses. J'introduis mes doigts dans la fente, puis commençai lentement à me rapprocher de nouveau de sa zone d'intimité, par une nouvelle approche. Au bout de quelques secondes que je dévorais avec bonheur, je recommençai à faire des mouvements de va-et-viens avec son membre, tout en commençant petit à petit à retirer mon jean et mon caleçon. Une fois nu, je finis par cesser de branler Mello et enroulai mes jambes autour de sa taille en émettant un petit rire bizarre tandis que je commençais à m'introduire en lui comme je pouvais. Le souffle de Mello parvenait dans mes oreilles. Je sentais chacune de ses respirations haletantes, et je ne pus m'empêcher d'imaginer que s'il était conscient, il adorerait ça. Je m'introduis plus profondément. J'accélérai le rythme de mes va-et-viens. Je prenais mon pied. Je manquai d'éclater de rire. Je n'avais probablement jamais autant joui de toute ma vie.

    « Matt... » Et en plus, il continuait de m'appeler malgré son état semi-comateux. J'accélérai encore l'allure de mon bassin tout en léchant ses cicatrices avec frénésie. Je sentis que j'atteignis soudain une paroi, et je sentis Mello sursauter. Je poussai soudain un hurlement de bonheur, mais je n'en n'avais pas encore fini. Je pris Mello dans mes bras et le serrai aussi fort que possible, et continuai de m'introduire, me régalant de chacun des spasmes et des gémissements étouffés du blond. Je l'embrassai plus fort que jamais. Nos langues s'entremêlaient comme jamais auparavant. Je continuais mes mouvements de bassin, inlassablement. Je finis par rompre notre baiser pour reprendre un peu d'air. « han... Matt... plus fort... »

    Mais avec plaisir, mon beau, songeai-je. Je le serrai encore plus fort, laissant mes mains se perdre dans sa cascade de cheveux blonds, les lui tirant presque au passage. J'accélérai encore. Je lui léchai toujours les cicatrices. Les spasmes de Mello se furent plus nombreux, plus réguliers. Je supposai qu'il devait commencer à se réveiller. Tout en approchant petit à petit de l'orgasme final, je me demandais quelle serait sa réaction s'il se réveillait alors que j'étais toujours en plein travail. La réponse à ma petite interrogation ne se fit pas beaucoup attendre. Au bout de quelques minutes où je m'étais un peu calmé, les yeux bleus de Mello avaient commencé à s'ouvrir.

    - Eh bah, La Belle au bois dormant a enfin été réveillée par la baise de son beau prince charmant ? m'amusai-je.

    - M-Matt... souffla Mello, dont la voix était toujours affaiblie. C'est quoi ce bordel ?...

    Je lui répondis en m'introduisant en lui de plus belle. Il eut un petit rire, et de la main qui n'était pas menottée à mon lit, il passa une main dans mes cheveux, puis se mit à tâter mes muscles sous mon T-shirt, comme je le faisais moi-même quelques temps auparavant.

    - Plus fort, vas-y, vas-y ! cria-t-il entre deux gémissements de plaisir tandis que je continuais mes mouvements.

    J'obéis en gémissant. Mello m'embrassa longuement, puis se mit soudain à me lécher le lobe de mon oreille avant de le mordre. Je gémis, et m'enfonçai aussi profondément que possible. Soudain, Mello poussa un hurlement strident.

    - HAN, PUTAIN, OUI ! MATT !

    Le cri me déchira les tympans, mais qu'importe. Haletant, je finis par m'arrêter et par me retirer, tandis que Mello continuait de me mordre de partout.

    - T'es mauvais, dis-donc, ne pus-je m'empêcher de dire.

    - C'est ce que t'aime chez moi, haleta Mello. Et c'est pour ça que c'est mieux quand moi je domine...

    - Tu dis ça, soufflai-je. Mais t'as adoré. Je l'ai senti--

    Il me coupa la parole par un dernier baiser, au cours duquel il me mordit violemment la langue. J'avais eu beau avoir fini de baiser avec lui, de toute évidence, je n'avais pas fini de jouir pour aujourd'hui... Un délicieux goût de chocolat se répandit dans ma bouche. Je répondis à ce baiser par une étreinte violente. Nos jambes s'entremêlèrent, et je compris soudain que nous n'en n'avions pas encore terminé. Mello tenta de basculer au-dessus de moi, mais je me saisis de son bras attaché aux barreaux du lit.

    - C'est moi qui domine aujourd'hui, princesse, dis-je. Laisse-toi faire, pour voir.

    Mello me répondit par un petit rire sadique, et je sentis soudain son membre se dresser plus que jamais. Mes lèvres s'étirèrent en un grand sourire, et je recommençai à lécher son sperme avec plus de bonheur à chaque fois. Les gémissements de Mello s'intensifièrent encore.

    Combien de temps restâmes-nous ainsi, à nous baiser mutuellement ? Aucune idée. Nous continuâmes pendant probablement plusieurs heures, avant de nous endormir dans le lit, entrelacés. Pour une fois, je ne me sentis pas humilié ou soumis une seule seconde, même lorsque les gênes de dominateur de Mello reprenaient le dessus. Putain, si j'avais su qu'il suffisait de le droguer un tout petit peu pour le dresser, j'aurais essayé plus tôt. J'allais probablement réitérer l'exploit un de ces jours.

    Lorsque je me réveillai le lendemain matin, Mello dormait toujours. J'embrassai tendrement ses cicatrices, puis je me rhabillai et me saisit de la première console de jeu vidéo que je trouvai avec un petit sourire. Un peu de chocolat, et beaucoup de drogue. C'était tout ce dont nous avions besoin pour une soirée parfaite.


    En fait ce qui est super cool avec Matt, c'est que puisqu'on le voit à peine, on peut s'imaginer son caractère comme on veut.

    Ah ouais, et c'est mon premier lemon yaoi, du coup c'est bien de la merde, parce que tout ce que j'ai lu avant, c'est des Terraink et un pauvre Matt x Mello qui représentait pas exactement la vision que je me fais du couple. Pas dans cette OS, en tous cas. (Non parce que j'ai cherché, mais j'ai pas trouvé de Matt x Mello où c'est Matt qui domine. Et encore moins un où Mello est drogué jusqu'au cul.) Du coup c'est vraiment de la merde. //pan//

    Et je me suis pas relue, aussi.


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