• Un petit OS très court et merdique mais j'avais envie d'écrire de la merde avec Harry en Yandere, voilà.

    .   .   .

    Harry regarda Ginny Weasley avec envie, les yeux dans le vague. Cela faisait des jours qu'il était dans cet état. Il lui suffisait de la regarder pour qu'il se sente... bien. Tout simplement. Elle était tellement belle, tellement drôle, tellement parfaite. Il se demandait d'ailleurs comment il avait pu ne pas s'en rendre compte plus tôt. Quand ils étaient plus jeunes, lorsque Harry était en deuxième année, Ginny était amoureuse de lui, et elle aurait tout donné pour qu'il la regarde ou qu'il lui fasse un sourire. Mais il n'en n'avait rien à foutre, d'elle, à l'époque. Il la voyait juste comme une enfant. Comme la sœur de son meilleur ami. Rien de plus. Maintenant, les rôles étaient inversés. Il était fou de Ginny, mais celle-ci ne prêtait plus du tout attention à lui. Elle avait tous les mecs qu'elle voulait à ses pieds. Elle était sortie avec les plus beaux partis de Poudlard. Michael Corner, Dean Thomas... Face à eux, qu'est-ce qu'il pouvait faire ? Certes, il était l'Élu, mais physiquement, il n'était pas attractif, avec ses cheveux noirs emmêlés, sa petite taille et son physique maigrelet.

    Avec le temps, Harry avait développé une jalousie morbide envers tous les garçons avec qui Ginny sortait ou était sortie. Il les haïssait. Car au fond, il le savait, ces mecs n'aimaient pas Ginny de la même manière que lui. Eux, ils la considéraient comme une nouvelle conquête. Comme un objet. Elle pensait peut-être que Dean ou Michael l'aimaient, mais en vrai, ils voulaient juste lui prendre son âme. Alors que lui, il aimait sincèrement Ginny. Qu'elle l'aime ou pas, ce n'était pas le point principal de l'histoire pour l'instant. Le plus important pour lui, c'était de punir ces gamins qui osaient séduire sa Ginny, s'approcher d'elle, l'embrasser, peut-être même faire l'amour avec elle. Des choses auxquelles Harry préférait ne pas penser. Il voulait vraiment les punir. Les arrêter. Les blesser. Les tuer.

    Comment en était-il arrivé là ? Aucune idée. Il s'était simplement réveillé avec cette idée, un beau jour. Si Ginny ne voulait pas faire attention à lui, il pouvait toujours se débarrasser de tous les autres. Comme ça, tôt ou tard, elle finirait par être obligée de le remarquer. Elle finirait par lui appartenir, et ils pourraient vivre ensemble, comme ç'aurait dû se passer. Elle n'aurait pas le choix.

    Il ne savait pas forcément comment s'y prendre, mais il avait bien quelques méthodes mortelles, mais que le Ministère de la Magie ne pourrait pas identifier. Poisons, coups de couteau, faux suicide... Oh ça non, Harry ne manquait pas d'idées pour se débarrasser de ses rivaux, quels qu'ils soient.

    Ce matin-là, par chance, il croisa Michael Corner dans un couloir désert. Certes, lui et Ginny avaient rompu depuis un moment, mais Harry voulait tout de même lui montrer le châtiment qu'il réservait aux gens qui osaient séduire Ginny. Harry avait une bonne réputation. Il était apprécié de beaucoup de monde, notamment de Corner, du coup. Ainsi, lorsque le Gryffondor lui demanda de le suivre, l'autre obtempéra sur le champ et suivit Harry dans les toilettes des garçons, qui à cette heure-ci, étaient à l'abri des regards.

    - Alors, qu'est-ce que tu voulais me montrer ? interrogea Michael.

    - Ceci, répondit Harry avec un grand sourire.

    Il sortit alors un couteau de sa poche, et avant que Michael n'ait pu pousser le monde hurlement de terreur, lui planta violemment le couteau dans le ventre. Une fois. Deux fois. En tout, il lui accula une cinquantaine de coups de couteaux dans le ventre et la poitrine avant de s'arrêter, en sueur. Sa santé mentale en avait pris un sacré coup, mais il s'en moquait. Il éclata de rire. Le sang de Michael se répandait sur le sol, et Harry lui-même était complètement tâché de sang, que ce soit sur ses mains, sur son visage ou même sur ses vêtements.

    Enfin, il reprit ses esprits. Il était maintenant question de se débarrasser du corps, ce qui n'allait pas être évident. Finalement, il décida de s'en remettre à la solution la plus simple. Il attrapa sa baguette et lança un Incendio sur le corps inerte de Corner. Puis il nettoya chaque tâche de sang, et se lava les mains et le visage. Il retira sa robe de sorcier, et constata que par chance, le reste de son uniforme n'était pas tâché de sang. Il incendia alors sa robe, et se regarda dans le miroir. En dehors de son regard de psychopathe et de ses légers tremblements, il avait l'air parfaitement normal. Il réajusta ses lunettes et partit.

    Pour se débarrasser de Dean, les choses seraient plus simples. Ils étaient dans la même maison. Ils déjeunaient à la même table. Si on avait un jour dit à Harry que les cours de Rogue sur la préparation de poisons pourraient lui être utiles, il ne l'aurait pas cru. Cependant, au vu de la situation actuelle, c'était la solution la plus simple pour éjecter Dean de la liste de ses rivaux à tout jamais.

    Harry fut le premier arrivé dans la Grande Salle. Il s'approcha discrètement de l'assiette de Dean et versa une bonne dose de poison dans son assiette, sans se faire remarquer. Au même moment, les autres Gryffondor arrivèrent. Harry cacha aussi vite que possible la fiole de poison maintenant vide dans sa poche, et se mit à discuter avec Ron et Hermione, comme si tout était parfaitement normal. Soudain, Seamus Finnigan poussa un cri aigu, tandis que Dean commençait à s'étouffer. Harry joua le jeu de la surprise et se précipita vers Dean pour faire comme s'il voulait voir ce qu'il avait, mais il était déjà trop tard : le poison avait déjà fait son effet.

    Une sorte d'état d'urgence s'installa à Poudlard. Des Aurors furent convoqués à l'école, et interrogèrent chaque professeur, chaque élève, chaque membre du personnel. Par chance, Harry savait jouer la comédie. Et comme il était l'Élu, les choses étaient plus simples. Personne n'allait se méfier de Harry Potter, après tout.

    Cependant, pendant les jours qui suivirent, Harry ne remarqua aucun rapprochement de Ginny à son égard. Elle était aussi distante, que d'habitude, voire même plus. Pourtant, il avait bien fait semblant de la réconforter, et s'était montré d'une gentillesse et d'un calme Olympien avec elle. Mais elle l'avait friendzoné, une fois de plus. Ce fut quelques jours plus tard qu'il comprit pourquoi elle ne s'était toujours pas tournée vers lui. Elle s'était encore trouvé quelqu'un d'autre, en la personne de Cedric Diggory.

    Bordel. De tous ceux avec qui elle pouvait sortir, il avait fallu qu'elle le choisisse lui. Honnêtement, Harry n'avait jamais pu blairer Diggory. Il le détestait plus que tout, avec ses regards de beau gosse, son visage jugé parfait par beaucoup trop de filles à Poudlard, ses manières de gentleman... Il l'insupportait depuis qu'ils s'étaient croisés pour la première fois. Et le fait qu'il soit auparavant sorti avec Cho Chang, qui avait été la fille sur qui Harry avait découvert son corps, deux ans auparavant, n'aidait pas les choses. Pour lui, Harry allait probablement ressortir son couteau. Cependant, il allait devoir être plus prudent, car avec la paranoïa ambiante qui s'était installée, les choses ne seraient pas aussi simples qu'avant, sans compter que Diggory était tout de même moins stupide que Corner.

    Il s'approcha de Cedric timidement, et lui demanda s'ils pouvaient discuter seul à seul, juste deux secondes. Après une petite hésitation, le Poufsouffle accepta. Harry l'emmena alors dans une pièce vide à part, qu'il avait remarquée quelques semaines auparavant.

    - Ha-Harry, je peux comprendre ce qu'on fait ici ?

    - T'inquiètes, tu le sauras bien assez tôt...

    Tout en disant cela, il ferma la porte à clé. Cedric eut un mouvement de recul, mais Harry l'attrapa par le bras avec une force qu'il ne se connaissait pas. Il se sentait assez puissant pour lui broyer complètement le bras, mais il n'en fit rien. Il se contenta de serrer un peu plus fort son "adversaire" pour l'immobiliser complètement, et sortit un couteau de sa main libre. Il arpenta de la pointe de son couteau les traits du visage de Cedric, sans trop appuyer, comme s'il cherchait le meilleur endroit où enfoncer sa lame.

    - Tu sais, Diggory, j'ai jamais pu te blairer. En fait, je dirais même que je te hais. D'abord, tu me piques Cho, et maintenant, tu veux essayer de me voler aussi Ginny ? Mais tu sais, cette fois-ci, je me laisserai pas faire. Je suis tellement plus fort que toi... Tu ne fais pas le poids. Et maintenant, tu vas enfin me payer tout le mal que tu m'as fait subir pendant toutes ses années.

    Cedric tenta de se débattre, mais l'emprise de Harry était trop forte. Celui-ci planta alors son couteau en plein dans le cœur du jeune homme. Le geste était devenu parfaitement naturel pour Harry, et il continua d'accabler Cedric de violents coups de couteau jusqu'à ce qu'il sente une crampe dans son bras droit. Il se releva lentement, et se retourna. Il se rendit alors compte que la porte avait été ouverte par quelqu'un. Il s'approcha de la porte et regarda à l'extérieur. L'espace de deux secondes, il fit face à une fille au regard vert-kaki et aux cheveux roux, qui lui lança un regard à la fois horrifié et dégoûté. Harry fit un pas de plus pour tenter de l'attraper et de se débarrasser d'elle, mais elle avait déjà pris la fuite.

    Furieux, il détruisit son arme et son uniforme et se lava intégralement, laissant derrière lui le corps de Cedric.

    L'après-midi même, il ne prêta pas grand intérêt au contenu de son assiette. Cependant, il eut tôt fait de remarquer une lettre à sa place habituelle, qui lui était destinée. Il lut le petit mot avec avidité.

    Retrouve-moi tout de suite dans la Salle sur Demande.

    Ginny.

    Harry regarda autour de lui et remarqua que Ginny n'était pas dans la Grande Salle. Elle devait déjà l'attendre dans la Salle sur Demande, à tous les coups. Il se précipita vers la Salle sur Demande, et en franchit les portes, fou de joie. Enfin, Ginny avait prêté attention à lui...

    Lorsqu'il entra dans la Salle sur Demande, cependant, l'ambiance était beaucoup plus sombre et dépouillée que ce à quoi il s'était attendu. Il regarda la silhouette féminine qui se dessina alors devant lui. Ce n'était certainement pas Ginny, même s'il y avait une vague ressemblance. La fille qui lui faisait face était plus grande, ses cheveux étaient coupé courts, au niveau de son menton, et ses yeux étaient d'un vert militaire. Il reconnut soudain la fille qui avait assisté à l'assassinat de Cedric. Et il était désarmé...

    - Qu'est-ce que tu me veux ? demanda Harry. Et où est Ginny ?

    - Elle est probablement trop occupée à se lamenter sur son sort, à penser qu'elle est maudite ou quelque chose comme ça, déclara la fille... Mais toi, vraiment, Potter, tu me déçois. Je ne pensais pas que tu courrais dans mon piège si facilement. M'enfin, ça m'arrange, je te l'avoue.

    - Mais qu'est-ce que tu racontes...

    - Tu l'as tué, coupa-t-elle. N'essaye même pas de le nier, je t'ai vu. Tu vois, mon vieux, je me méfiais déjà de toi lorsque Michael avait disparu et que Dean s'est fait empoisonner, mais vraiment, lorsque t'as demandé à Cedric de te suivre, j'étais convaincue que tu étais responsable de la mort des deux autres... Bon, je t'avouerai qu'eux, j'en avais un peu rien à foutre... Mais tu t'en es pris à Cedric, et ça, je te le pardonnerai jamais...

    - Qu'est-ce qu'il représentait pour toi, franchement, pétasse ?

    - Tout. Pour lui, j'aurais été capable de tout. Sauf que contrairement à toi, je n'irais jamais jusqu'à tuer les personnes essayant de me le prendre. J'ai fait le serment de le protéger quoi qu'il arrive, et j'ai failli à ma promesse... Mais je peux encore le venger.

    Elle lui donna alors un grand coup de pied dans les couilles, le jeta à terre et colla sa main gauche sur la bouche du Gryffondor.

    - Franchement, Potter, tu penses que tu es le seul assez intéressant ici pour être capable de tuer quelqu'un ? Je voulais pas en arriver là, mais au vu de ce que tu lui as fait... Tu mérites de subir le même sort. Alors t'inquiètes. Tu vas souffrir. Tu vas crever. Je vais te tuer, exactement comme tu l'as tué. Tu sais quoi, Potter ? Je te hais. T'as toujours été une belle ordure.

    Harry poussa un hurlement étouffé par la main de la rouquine, et appela à l'aide. Mais personne ne vint.

    - C'est bête, non ? Personne ne viendra assister à ta mort. Personne d'autre ne me verra te tuer, enculé. Maintenant... Retourne brûler en Enfer.

    Elle enfonça alors son couteau dans le cœur de Harry, et après s'être bien assurée qu'il était mort, elle lui trancha la tête d'un geste calme, et arracha chaque membre du corps de Harry sans ressentir la moindre émotion, si ce n'est le sentiment d'un travail enfin accompli.

    - Je te hais, répéta-t-elle, un grand sourire dessiné sur ses lèvres.


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